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Chanvre : quelle est la position du Conseil d'Etat | Chanvre : quelle est la position du Conseil d'Etat |
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Requête et argumentaire Dans le cadre de la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes et de son ordonnance, la question de la dépénalisation du chanvre est soulevée. Première chambre fédérale à traiter de ce dossier, le Conseil des Etats suit le Conseil fédéral en proposant la dépénalisation générale de la consommation du cannabis et en prévoyant le principe de l’opportunité quant à la production et le commerce, c’est-à-dire de se laisser le droit, par voie d’ordonnance, de réglementer la production et le commerce dans notre pays.La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national devrait prochainement traiter de ce sujet et les discussions en plénum devraient avoir lieu cet automne.Le projet de Loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes stipule à son article premier que son but est de protéger la santé de l’individu, la santé publique et l’ordre public dans la mesure où ceux-ci sont mis en danger par toute activité en rapport avec des substances pouvant engendrer la dépendance. Dans son article 3 b), il est fait mention qu’avec le soutien de la Confédération, les cantons prennent des mesures spécialement destinées à protéger la jeunesse des substances engendrant la dépendance. Le chanvre peut, selon sa teneur en THC (tretra-hydro-cannabinole) et selon les variétés utilisées être destiné à différentes fins, pour la production et la confection de toutes sortes de matériaux et produits. Mais des variétés de chanvre peuvent également, avec des teneurs en THC supérieures à 0,3%, tomber dans la catégorie des stupéfiants.La jeunesse pourrait être particulièrement touchée par la dépénalisation du chanvre avec toutes les conséquences que cela risque d'engendrer en matière de dépendance, de prise de drogues dures par la suite, d’augmentation de la violence et de déprédations, pour ne citer que ces exemples. Ces derniers temps, la population romande particulièrement, s’inquiète de cette évolution.Au vu de ce qui précède, les soussignés demandent au Conseil d’Etat :
Réponse du Conseil d'Etat En ce qui concerne la culture et le commerce du chanvre, le Conseil d'Etat favorise en revanche la variante 2 proposée intialement par le Conseil fédéral, permettant un renforcement du contrôle et une poursuite plus efficace des fournisseurs de chanvre. Conscient des dangers pouvant émaner de l'abus de ces substances, le Conseil d'Etat s'oppose ainsi à l'introduction du principe de l'opportunité pour la culture, la fabrication et le commerce du chanvre et veut rendre l'accès des consommateurs au chanvre plus difficile lors même que sa consommation serait légale. Cette option, qui exigera dans un premier temps un renforcement des contrôles par la police, permettra d'éviter une banalisation de ces produits dont les effets néfastes sur notre jeunesse ne doivent pas être sous-estimés. Etant donné que les Chambres fédérales ne se sont pas encore prononcées définitivement sur cet objet, il serait toutefois prématuré de définir aujourd'hui déjà une politique cantonale d'application en matière de culture et de commerce de chanvre. 2. Le canton de Fribourg est depuis de nombreuses années très actif en matière de prévention de la toxicomanie. Dans ce contexte, la problématique du chanvre est intégrée dans la prévention du tabagisme et des autres dépendances aux produits légaux et illégaux. En 2001, un montant de Fr. 683'233.- a ainsi servi au subventionnement d'institutions actives dans le domaine de la prévention des toxicomanies (LIFAT et Suchtpräventionsstelle), ainsi que de projets particuliers dans ce même domaine. Pour l'année 2002, le montant budgété s'élève à Fr. 714'850.-. Quelle que soit l'option choisie par les Chambres fédérales en matière de culture et de commerce de chanvre, le Conseil d'Etat continuera à s'engager pour une prévention active et efficace. 3. En ce qui concerne plus particulièrement la protection de la jeunesse en relation avec la consommation de stupéfiants, un concept d'éducation générale a été élaboré conjointement avec la Direction de l'instruction publique et des affaires culturelles et la Direction de la santé pbulique et des affaires sociales suite à la modification, en 1997, de l'article 40 de la loi scolaire. Cette disposition demande que les thèmes et les problèmes relatifs à la santé et à la prévention des comportements nocifs, notamment des toxicomanies et de la violence, soient traités selon des programmes établis et mis à jour par les directions précitées. Dans le cadre de ces programmes, chaque école est invitée à développer des projets favorisant la promotion de la santé dans le sens large (bien-être physique, psychique et social des élèves). Il est en effet admis que le problème des dépendances doit être abordé dans sa globalité, en cherchant à agir en amont sur les comportements plutôt que sur les produits. Les élèves ont l'occasion à plusieurs reprises d'être sensibilisés à la problématique des dépendances :
Il convient d'ajouter qu'une association privée "Parents-Jeunes-Cannabis" donne régulièrement des informations aux parents d'élèves en collaboration avec les écoles. Plusieurs écoles ont organisé des journées pédagogiques à l'intention des enseignants sur ce sujet. L'ISPA y prend généralement une part active, autant par ses personnes ressources que par la documentation pédagogique qu'il tient à disposition. On peut également relever l'existence du site internet www.ciao.ch, bien fréquenté par les jeunes. |
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