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01.03.2007 Caisse unique: pourquoi changer? |
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Les premières mesures prises dans la Loi sur l’assurance-maladie (LAMal), notamment au niveau des médicaments, sont en train de porter leurs fruits. D’autres devront encore être prises, dont la refonte du financement hospitalier selon les prestations ou des modèles de soins intégrés améliorant ainsi l’efficacité du système. Au travers de ces mesures, l’augmentation des coûts de la santé, due à l’amélioration de la qualité de la médecine et au fait que les gens vivent plus longtemps, ne devrait à l’avenir pas dépasser 2 ou 3%, inflation non comprise. La LAMal assure pour tous des soins de qualité, l’assurance de la prise en charge de prestations de base avec une concurrence entre les caisses qui permet un abaissement des coûts. Pour l’assurance de base, les frais administratifs des caisses-maladie se montent en moyenne à 6% des primes. La SUVA, qui détient un monopole comparable à une caisse-maladie unique, présente un taux de coûts administratif supérieur. Qui dit que la caisse unique fera aussi bien? Qui va payer les coûts supplémentaires estimés à plusieurs milliards de francs? Les craintes que la classe moyenne passe à la caisse sont réelles. Les régions périphériques pourront-elles bénéficier des mêmes prestations, elles qui bénéficient de caisses-maladie de petite dimension qui donnent accès à de meilleurs prix, comme c’est le cas dans l’agriculture avec sa propre caisse-maladie Agrisano? Qu’adviendra-t-il des emplois supprimés? Bien des questions qui restent sans réponse. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, nous risquerions de nous en mordre les doigts et il sera trop tard! Gardons nos libertés de choix et franchises à option garants d’une meilleure maîtrise des coûts. Par conséquent, disons NON à la caisse unique qui n’est pas une solution à terme.
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