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Jacques Bourgeois

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Terre Vuilleraine du 11 octobre 2007 / Rencontre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

 

PRAZ

Rencontre avec Jacques Bourgeois, directeur de l’Union Suisse des Paysans

A l’occasion de la dernière fête des vendanges, nous avons pu nous entretenir, entre 2 stands-guinguettes, avec un visiteur de marque, Monsieur Jacques Bourgeois, directeur de l’Union Suisse des Paysans et aborder quelques thèmes importants de notre société.

Ancien directeur de l’Union maraîchère suisse, cet ingénieur agronome a une très grande capacité d’aborder les sujets les plus divers avec un regard très objectif. Parfois, il sait aussi rester humble sur des sujets qu’il connaît moins et se référer aux professionnels de la branche.

 

1) PA 2011 est sous toit, quel bilan tirez-vous ?

La politique agricole (PA) est un sujet crucial pour l’avenir de notre agriculture en Suisse, y compris pour les cultures spéciales comme celles pratiquées au Vully. Je suis satisfait que nous ayons pu corriger le message du Conseil fédéral en faveur des familles paysannes de ce pays et de notre canton. Le crédit-cadre prévu a pu être augmenté de 150 millions de francs. Les soutiens du marché du lait ont pu être maintenus à leur niveau actuel avec 15 centimes pour le lait transformé en fromages et 3 centimes pour le lait de non ensilage, ce qui influence directement le revenu des familles paysannes. Un regret : ne pas avoir pu maintenir ces soutiens dans le domaine des pommes de terre. Il appartiendra maintenant au niveau des ordonnances de tenir compte de la volonté du Parlement et de ne pas réduire dans un premier temps le budget 2008 puis dans un deuxième temps le budget 2009-2011. Au niveau des ordonnances d’application, les décisions devront être également mises noir sur blanc et nous combattrons tout renforcement de dispositions qui engendrerait des coûts supplémentaires.

 

2) Quel regard portez-vous sur  l’évolution des prix sur le plan mondial ?

Trois critères principaux influencent la hausse actuelle des prix sur le plan mondial. Premièrement, la demande croissante des pays émergents comme la Chine. Au cours de ces quatre dernières années, la demande de la Chine pour la poudre de lait a augmenté de 50% environ. Deuxièmement, les surfaces destinées à la production d’énergie plutôt qu’à la production de denrées alimentaires influencent l’offre. Troisièmement, les changements climatiques ponctués avec de plus en plus d’extrêmes, sécheresse ou fortes précipitations, influencent également l’offre en matière première. Pour les familles paysannes de notre canton, il est de bon augure que leur revenu tiré de la vente de leurs produits croît. Les prix payés à la production ont régressé au cours de ces quinze dernières années de 25% alors que les prix à la consommation ont quant à eux, durant la même période, augmentés de 15%. Ces augmentations sont par conséquent bien venues et justifiées et ne contribuent pas ou que très peu à l’îlot de cherté. En effet, nous consacrons dans notre pays en moyenne 8% de nos budgets pour nous alimenter et une hausse de 6 centimes du litre de lait représente le coût de deux cafés par année alors que pour les familles paysannes, ces quelques centimes ont une influence significative en matière de revenu.

 

3) Pourquoi vous êtes-vous porté  candidat pour le Conseil national ?

 

Après mes six années passées au Grand Conseil fribourgeois, j’ai appris les rouages de la politique cantonale et j’ai toujours cette force en moi pleine de ressources pour servir la collectivité. Mes nombreuses interventions, aussi bien dans le domaine économique, social, de l’administration, environnemental et agricole prouvent mes visions pour notre canton et notre pays et mon ouverture aux préoccupations de notre société. Un bref regard sur mon site Internet www.bourgeois.ch l’atteste. En tant que Directeur de l’Union Suisse des Paysans, je suis déjà actif sur la scène fédérale. Je ne désire plus seulement être actif depuis l’extérieur, depuis les pas perdus du Conseil national, mais, à l’avenir, aussi depuis l’intérieur, au parlement.

 

4) Quels sont mis à part votre profession et la politique vos hobbies ?

 

Le peu de temps que me laissent mes activités professionnelles et politiques, je le consacre à ma famille ainsi qu’à mes activités sportives, le vélo l’été et le ski d’alpinisme l’hiver. Je trouve mon équilibre au travers du sport comme d’autres au travers du chant ou de la musique. Je suis également très actif dans les associations sportives ayant présidé récemment le prologue du Tour de Romandie et pendant dix ans l’Union cycliste fribourgeoise.

 

Merci Jacques et bon vent à toi.

                        es

 
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